Des maisons bioclimatiques, passives ou positives, à haute qualité environnementale, les plus autonomes possible à construire ou faire construire... pour soi ou en habitat partagé. Les personnes intéressées par l'habitat participatif peuvent aller s'exprimer dans le forum dédié [inscription nécessaire avec avidation de notre part].
Sans oublier l'existant, les "passoires énergétiques" qu'il faut colmater !

Quel est notre territoire ?

La délimitation d'un bassin de vie cohérent du point de vue de la géographie physique, des infrastructures et des liens pré-existants est nécessaire à plusieurs points : Cela permet de renforcer le sentiment d'appartenance collective. Les liens et les échanges peuvent se renforcer car une confiance mutuelle peut s'accentuer.
Nous ne partons pas de rien :
- Les trois petite villes de Questembert, Muzillac et La Roche-Bernard / Nivillac forment un triangle régulier et un bon départ de réflexion. Notre collectif est principalement constitué de personnes issues de ces trois centres ou de leurs villages voisins.
- Notre monnaie locale s'échange sur un territoire englobant cet ensemble, et correspondant précisément à Questembert Communauté et le Canton de Muzillac (correspondant pour lui à Arc-Sud Bretagne plus les communes de Pénestin, Férel et Camoël).
- Du point de vue de la géographie physique, il est délimité au nord par la rivière l'Arz, à l'est pas la Vilaine (englobant certaines communes de la rive gauche), à l'ouest par le Drayac (ou Rivière de Penerf) et au sud par la mer et l'estuaire de la Vilaine.
Limites de l'Entroivière
Limites de l'Entroivière
Ces limites ne représentent pas une frontière excluant l'extérieur mais plutôt une membrane à l'intérieur de laquelle des processus de confiance et solidarités sont renforcés.
Nommer un territoire lui donne une existence plus palpable. Le débat quand à ce nom n'est pas clos et restera ouvert encore longtemps. Il représente l'extrémité sud-est du département. Il est délimité par trois rivières. alors, habitons-nous le Sud-Est-Morbihan ou l'Entroivière (contraction de L'Entre-Trois-Rivières) ? toute suggestion sera la bienvenue via le formulaire en bas de cette page !

Il se pourrait que la place disponible pourrait diminuer du fait de l'élévation du niveau de la mer. Une cartographie en ligne donne une estimation des zones régulièrement inondées compte-tenu des modélisations climatiques :
image slrcoastal_dem__2050__rcp85__p95__return_level_1__kopp_201420191103T07_31_43255Z.png (0.5MB)
Lien vers: https://coastal.climatecentral.org/map/13/-2.483/47.5313/?theme=sea_level_rise&map_type=coastal_dem_comparison&elevation_model=coastal_dem&forecast_year=2050&pathway=rcp85&percentile=p95&return_level=return_level_1&slr_model=kopp_2014
Estimation moyenne des zones inondables par la mer en 2050, hypothèse climatique RCP 8.5. source : Climate Central
Ici, bientôt des idées pour vivre mieux dans des maisons plus saines et avec des relations de voisinage sereines...


Voici quelques notes illustrant les thèmes choisis par les participants au défi une semaine avec ou sans :


La douche :

Une douche moyenne dure 9 minutes, consommant 90 L d’eau et 2,6 kW.h [blog Ecolozen]. Une douche rapide en coupant l’eau pendant qu’on se savonne entraîne 2 minutes d’écoulement, soit 78 % d’économie d’eau et d’électricité (70 L d’eau et 2 kW.h). Si on tient un an, on a économisé 25 m³ d’eau et 730 kW.h, soit 150 € d’eau (à 6 €/m³) et 113 € d’électricité (à 1,55 €/kW.h). Qui refuserait une prime de 250 € par an par personne ?

La machine à laver à pédales :

Un lave-linge consomme 45 à 110 L d’eau suivant la classe de matériel et le cycle choisi. Pour le coup, qu’il soit nucléaire, à pédale ou commandé par la pensée, on ne changera pas cet aspect.
Il consomme aussi de l’électricité : en moyenne 1 kW.h par cycle (0,6 à 1,9 kW.h sont utilisés par lavage suivant le cycle, les températures les plus utilisées étant 40° et 60° pour des programmes coton et synthétique). 80 % de cette électricité est dédiée au chauffage de l’eau pour un cycle à 60 ° (Procter & Gamble ). Une machine à pédale permet d’économiser l’énergie due au moteur qui fait tourner le tambour, soit 20 % de la consommation électrique totale, en moyenne 0,2 kW.h.
Les Français font en moyenne 3,5 cycles par semaines (ADEME 2015 ). On peut donc espérer une économie de 36,4 kW.h sur une année en faisant toutes ses lessives en pédalant.
A quelle puissance va-t-on pédaler ? On a vu que la consommation du moteur, c’est 0,2 kW.h. Sur un cycle d’une heure, il faut une puissance moyenne de 200 W. C’est la puissance d’un bon cycliste qui pousse un peu. On peut calculer ici . Quelqu’un de normal fait plutôt en-dessous de 100 W. On sera donc un peu moins bon sur l’essorage !
Peut-on économiser encore plus ? En apportant de l’eau déjà chauffée dans un chauffe-eau solaire. Certaines machines ont une entrée eau chaude mais sont plus chères. Si le lave-linge à pédales est approvisionné avec de l’eau intégralement chauffée au soleil, on passe à 182 kW.h d’économisé.
La construction d’un lave-linge à pédales apporte d’autres bénéfices : l’épanouissement et le travail partagé autour d’un projet stimulant. Les lessives peuvent devenir un jeu et on peut faire un peu plus participer les autres membres de la famille. Les séances de lavage permettent aussi d’économiser les heures de pédaleur dans votre club de gym préféré ! et en cas de coupure d'électricité, on pourra faire le malin ! Alors consultez cette page du Low Tech Lab et lancez-vous !

Pour info, la consommation pour la lessive a baissé de 45 % entre 2008 et 2016 (ADEME 2016 ) grâce à des changements d’habitude (moins de cycle haute température, machines mieux remplies, amélioration technique du matériel).

Les toilettes sèches :

La chasse d’eau est réputée être un gros consommateur d’eau. Vérifions… Une chasse d’eau à l’ancienne balance 9 L. Une personne y va en moyenne 4 fois par jour. On consomme alors 13 m³ d’eau par an par personne. Une chasse économe avec double bouton envoie 6 ou 3 L suivant la touche utilisée. En moyenne deux de chaque par jour : 6,5 m³ par an par personne. L’installation de toilette sèche permet donc l’économie de 6,5 à 13 m³ d’eau par an et par personne suivant le modèle de chasse qu’elle remplace.

Chose moins connues, des toilettes sèches permettent de plus de restaurer le cycle du phosphore. Le phosphore est un minéral qui constitue la matière vivante : pas de phosphore, pas d’ADN ! Il est puisé dans le sol par les plantes. Nous l’ingérons avec les plantes ou avec les produits d’origine animale. Puis nous l’excrétons vers les stations d’épurations (1,5 g/personne/jour, soit 35 000 T/an en France). Une partie est fixée dans les boues d’épuration puis retourne dans le sol (avec les résidus de médicaments divers et les réticences compréhensibles de l’agriculteur qui en hérite). Une autre partie (30%) reste dissoute dans l’eau et disparaît en mer (calcul : Cemagref 2004 ). 10 000 T de phosphore partent ainsi en mer chaque année en France. A l’autre bout, 200 000 T de phosphore sont importées chaque année (France Agricole 2016 ). Il vient de mines, principalement au Maroc. Quand on arrivera au fond de ces mines, les rendements agricoles prendront une sacrée claque ! Les toilettes sèches permettent de boucler partiellement ce cycle, en ramenant le phosphore dans le sol après compostage, sans perte dans les cours d’eau, diminuant aussi leur eutrophisation.
Cet avantage concerne aussi l'azote, à la différence que celui-ci est présent dans l'air et peut être fabriqué à partir de gaz naturel.