Comment vivre ensemble, partager, renforcer nos liens sans se taper dessus ?

On peut tenter d'appliquer les principes de permaculture aux rapports humains par exemple !
Ce qui se fait lentement dure longtemps...
Le tout, c'est de commencer !

Il y a de nombreux acteurs de ce vivre ensemble sur le territoire et nous vous concoctons une liste la plus exhaustive possible pour très bientôt.

En attendant, voici quelques notes suivant les thèmes choisis par les participants au défi une semaine avec ou sans :


Méditer :

Notre cerveau est équipé d’un système de base, le striatum, qui nous fait ressentir du plaisir ou du déplaisir suivant la situation. Il est programmé pour nous faire manger, nous reproduire, grimper dans la hiérarchie, récolter des informations ou minimiser nos efforts.
Les conditions qui nous attendent nécessitent de ne pas le laisser nous mener par le bout du nez. Il sera même nécessaire de déjouer notre striatum. Pour cela, nous avons a besoin de méditer : prendre patiemment conscience de l’instant, des sensations. Modifier les connexions, lentement mais sûrement. Il sera alors possible de faire d’autres choix que de se bâfrer. Ce sera peut-être même une question de survie ...

produits d’importation

Choisir de ne consommer que des aliments et des biens produits en France a plusieurs conséquences :
- la valeur ajoutée reste nationale. Une balance commerciale négative entraîne inévitablement des difficultés économiques à terme. Si les revenus et cotisations sociales restent en France, les caisses sociales (auxquelles chacun de nous est affilié) s’en portent moins mal.
- L’effet social est bénéfique : sur le territoire national, le code du travail s’applique. Il est perfectible mais c’est déjà une bonne base.
- C’est une sorte d’éco-label : Produire en France nécessite d’appliquer des normes (effluents, nuisance, étude d’impact… ) généralement moins exigeantes ailleurs. C’est parfois ce qui explique la différence de prix avec les produits importés. De plus, imposer ces normes à nos producteurs puis acheter les produits du voisin qui ne les applique pas n’est pas très correcte…
- Les filières et compétences sont maintenues. C’est un avantage stratégique si les transports longue distance se grippent ou si les relations internationales se gâtent.
- Les distances de transport diminuent. Mais ça n’a d’effet bénéfique qu’avec une montée en puissance de la filière locale. De petites quantités transportées localement peuvent émettre plus que de grands volumes venant de loin mais bien optimisés. Les choses s’inversent quand le local acquiert une masse critique.

Trouver du positif dans chaque situation

Notre striatum déclenche du plaisir lorsque nous mangeons, nous nous reproduisons, nous grimpons dans l’échelle sociale, nous récoltons des informations ou nous minimisons nos efforts. Il a une autre propriété : lorsque la cause du plaisir est stable, il boude. Pour que la satisfaction revienne, la stimulation doit augmenter. On a beau avoir une situation satisfaisante, on ne ressentira une réelle satisfaction que si celle-ci s’améliore encore et encore.
Est-il possible, néanmoins, de ressentir du bien-être dans la stabilité de ces stimulations ? Les participants ayant choisi ce défi nous le diront. Prendre conscience de ce qui nous arrive, prendre le temps de savourer chaque seconde. Ressentir l’intensité de chaque instant vécu plutôt que d’attendre que l’instant suivant soit plus intense que le précédent.